lundi 7 mai 2007
Pour voir la vraie ganache d'une moulti-tâche... regardez Questions Pour Un Champion jeudi soir!
Plein de bonnes raisons de regarder :
1) Je ne suis pas seulement une fimoteuse de génie et une cuisinière distinguée. J'ai aussi ce qu'on appelle un physique. En plus, derrière le pupitre, on ne voit pas mon cul.
2) Je ne confonds pas du tout H.G Wells et George Orwell (ahem...)
3) Je n'ai jamais été aussi bien maquillée de toute ma vie - big up à la très pro et néanmoins rigolote Nathalie.
4) L'ambiance sur le plateau était géniale - j'espère que ça se verra.
5) Le petit bond que les candidats exécutent pour entrer avec dynamisme sur le plateau : c'est bien simple, je suis gracieuse comme une biche (de homard).
6) Le sourire figé des candidats dont William la (plutôt sexy en vrai) voix off détaille la biographie : c'est bien simple, on dirait la Joconde - celle de Marcel Duchamp, mais je crois avoir déjà mentionné le caractère très méditerranéen de mon système pileux.
7) Mon décolleté, trop profond pour y accrocher sereinement le micro : du coup, l'équipe du son m'a demandé de parler très fort. Enfin, on n'aurait pas dit une Girl du Crazy non plus...
8) La promotion du flanflan est assurée, pour ceux qui auraient pris des parts dans l'affaire.
mardi 3 avril 2007
Lost in transpiration (in sudation dans le texte)
Les filles, heuuuuuuureusement que j'ai appliqué ce matin mon déodorant tyrannosaurus rexona, parce que mes glandes axilliaires viennent de s'alarmer un poil (sic). Je vous explique : de temps à autres, mue par la curiosité autant que par l'autosatisfaction, je flâne sur les pages statistiques de canalblog. Comme la plupart d'entre nous, je traque le crétin et le pervers, je m'amuse des coïncidences qui font concourir des mots anodins en des séquences inquiétantes... bref, je me fends la poire. Mais là, pas plus tard qu'il y a quelques minutes, un monde inconnu c'est ouvert à moi : j'ai constaté avec stupeur qu'un de ces putains de rosbeefs charmant internaute britannique s'était invité par le biais de translate.google.com... Alors comme ça, le Moulti-tâches est polyglotte et on ne m'a rien dit?
Du coup, j'ai cliqué sur la page. Aaaaaaaaaaaaah! Méhècecé? Méhècecékeça? On dirait que c'est le bulgare adopté par un couple de flamands francophones, celui qui a écrit le mode d'emploi de ma machine à coudre, celui qui traduit les notices de montage chez Ikéa, qui a fait la traduction! C'est pas que je sois complètement fluent in english, mais quand même ça m'étonnerait un tout petit peu que "chouettes copines" se traduise en anglais par "owls girlfriends", houououou... Et le pire, le pire, c'est un passage déjà assez peu intelligible en français, où je m'efforçais de retranscrire l'accent italien. Visez-moi ça : “If tou prrréfères to stick to the serviet-teuh, tou owe fairrre attention with the collar-leuh, perched if No, the serviet-teuh it désssssssirrre.” Eh bien. C'est pas demain la veille que j'ouvrirai sur l'international.
samedi 20 janvier 2007
Kubilai Khan Investigations : la danse qui fait remuer du train
La dernière fois que ma copine la Philistine m'avait traînée à un spectacle de danse contemporaine, cela s'était fini par la vision apocalyptique de Maguy Marin et son compagnon au micro-pénis évoluant sur scène dans une nudité cruelle, qui mettait un point d'orgue -de barbarie- à une manifestation pseudo-pédagogico-pamphlétaire qui semblait n'avoir d'autre but que de nous indisposer.
C'est pourquoi hier, lorsque la même copine m'a conviée à un nouveau spectacle, j'ai commencé par lui répondre que j'avais piscine. Heureusement, elle a su trouver les mots pour me convaincre : "il y a de superbes danseurs mozambiquais ça ne dure qu'une heure". Mais quelle découverte! Imaginez une tour de Babel de la danse : des danseurs noirs, blancs, jaunes, venus avec les styles et les chants de leur pays ; imaginez une musque (live!) métissée, sang-mêlé de percus, de violon, d'électro ; imaginez que les tableaux se succèdent, pieds frappés, corps roulés, contacts et combats.... OUAAAAH ! C'était tellement beau et tellement fort que les gens se trémoussaient sur leur siège! Loin de la cérébralité abusive qui me décourage dans la danse contemporaine, le spectacle Gyrations of barbarous tribes est construit sur le concept du "prends ça dans ta face" - c'est beau, c'est bon, et on n'a pas besoin d'une médiation intellectuelle pour s'y engager tout entier.
Si vous avez l'occasion de les capter au hasard de leur tournée, surtout n'hésitez pas!


