Moulti-tâches

lundi 9 juillet 2007

Les trucs qui vont vachement bien ensemble : pêche et orange

    Dans tous les domaines de la vie, il existe des éléments qui gagnent à être appariés : Laurel ET Hardy, Mozart ET Köchel, Batman ET Robin, la bière ET le grattage de couilles. Et puis, que serait la cigale sans la fourmi? Joël Cohen sans Ethan Cohen? Tony sans son Eva ?

    En cuisine, évidemment, explorer les associations savoureuses est un sport national. En ce moment, je me concentre sur la paire pêche (et consorts) - orange. J'ai parfois des lubies alimentaires dans ce genre ; la plus spectaculaire a eu lieu au cours de mon adolescence lorsque j'ai refusé d'avaler quoi que ce soit sans y fourrer du roquefort. Mais bon, à la fois, la soupe de nectarines au roquefort ...

Fixette n°1 : soupe de nectarines à l'orange (pour 8 personnes)

10 nectarines jaunes non traitées
2 oranges non traitées
1 bouquet de menthe
thé noir
sirop de rose
pétales de rose cristallisés

Soupe_de_nectarines___l_orange

1- Faire infuser un demi-litre de thé noir assez corsé ; laisser refroidir.

2- Couper les nectarines en tranches fines ; ciseler la menthe ; prélever le zeste d'une orange.

3- Mélanger ces ingrédients dans un grand saladier ; ajouter 3-4 càs de sirop de rose et le jus des deux oranges ; ajouter le thé.

4- Réserver au frais ; juste avant de servir, répandre des pétales de rose cristallisés.


Fixette n°2 : tarte aux pêches et à l'orange (pour 8 personnes)

Pour la pâte sablée

2 oeufs
80 g de sucre en poudre
200 g de beurre ramolli
300 g de farine
sel

Pour la garniture

8 pêches jaunes
1 orange non traitée
golden syrup ou miel

Tarte_aux_p_ches

1- Mélanger dans une jatte la farine, le sucre et une pincée de sel ; ajouter le beurre en petits morceaux ; mélanger du bout des doigts jusqu'à obtenir une consistance sableuse ; former un puits et incorporer deux jaunes d'oeuf.

2- Former un pâton et laisser reposer plusieurs heures.

3- Abaisser la pâte sur une épaisseur de 2 centimètres ; piquer à la fourchette et cuire à 180° pendant 20 minutes.

4- Sur la pâte refroidie, disposer artistiquement des quartiers de pêche ; parsemer de zestes d'orange et répandre une lichette de golden syrup.

5- Servir frais, sans trop attendre pour ne pas détremper la pâte.

Posté par chechia à 08:47 - - Commentaires [24] - Permalien [#]


mardi 26 juin 2007

Farandole de pseudo-tapas et spéciale décicace à Jeanne Calment

   Un des grands fléaux du sud - en plus des espadrilles qui font sentir des pieds-, c'est l'usage abusif que font les restaurateurs du mot "farandole" : si ce n'est pas la farandole des fromages, c'est celle des desserts ... Non mais enfin! La farandole, c'est quand même classé 3 sur l'échelle d'authenticité des pubs pour le Petit Marseillais (la série provençale de l'été arrivant en général en pôle position). Ça fait vraiment attrape-Gerardht... je vais briser un mythe mais, tant pis, je me lance : je suis une vréé de vréé fille du sud (cf les poils, la climatothymie, etc.) mais je n'ai JAMAIS dansé la farandole. Ou alors, j'étais bourrée (auvergnate, ha ha ha) et je ne m'en souviens plus. Tiens d'ailleurs, ils font pas ce genre de trucs prétendument pittoresques, les taverniers du Puy-en-Velay : "bourrée de desserts", c'est pas tellement vendeur... Et puis, je suis un peu fâchée avec la farandole depuis que cette pauvre Jeanne Calment, probablement exploitée par quelque descendant cupide ou soignant rapace, en a sérieusement maltraité la prononciation dans une oeuvre musicale apocalyptique, entièrement jouée au dentier, et dont les premières mesures faisaient :

" Dites-moi, Madame Jeanne, vous pouvez me raconter quand vous étiez petite fille ?
Avec plaisir

Et qu'est ce que vous dansiez à cette époque ?
LA FARANDOLE ! "

Trêve de billevesées, voici ma valse écossaise de petits plats tout frais tout mignons, à dévorer avec les doigts en écoutant Michèle Thor.

Farandole_de_pseudo_tapas_2

- Un pas à gauche : crème d'artichauts au citron.
 
Mixer un bocal de coeurs d'artichauts au naturel avec 1 càs de pâte de citron confit au gingembre.
   Ajouter quelques feuilles de basilic ciselées.

- Un pas à droite : coques piquantes.
   Rincer une petite boîte de coques ; ajouter un jus de citron, un trait de tabasco, un peu d'huile d'olive, une
   cébette émincée, de la ciboulette.

- Demi-tour : salade de haricots blancs et tomates confites.
   Rincer une grosse boîte de haricots, ajouter de petits morceaux de tomates confites, ciboulette, oignon et vinaigrette au
   vinaigre balsamique.

- Salut final : carpaccio de melon au speck.
  Trouver du speck (mission difficile), ce délicieux jambon italien fumé, le disposer sur de très fines tranches de melon,
  parsemer de la menthe.

Posté par chechia à 17:35 - - Commentaires [14] - Permalien [#]

mercredi 20 juin 2007

Non mais c'est l'inquisition ou quoi? Et sinon, salade Mare Nostrum sucrée salée

    Moulti-débordée ces temps-ci, et moulti-déficitaire en énergie qui fait rigoler - maman, je ne me drogue pas, c'est une façon de parler-, je vous ai un peu abandonnés. Notez que je suis tenue d'écrire "abandonnés" au masculin, vu que trois hommes me lisent ; on dit à tort que le masculin l'emporte, c'est juste qu'il est grammaticalement non marqué, c'est-à-dire générique, dallas ton univers impitoyaaable, c'est-à-dire qu'un mec ne peut même pas se vanter d'être une entité sémantique distincte. Excusez-moi. Depuis qu'il y a dans le gouvernement des NiPutesNiSoumises qui fricotent avec le grand Bou(que)tin, je souffre de désordres sévères de la politesse. Bon. Tout ça pour dire que je suis revenue. Avec une salade formidable en prime, pleine de trucs glanés partout autour de la Méditerranée, et puis en plus en plus en plus une idée de vinaigrette qu'elle est bien bonne. Ah oui, et de surcroît en outre encore, je réponds enfin aux invitations de  Lili Violette, et pis Patata Frita, et pis ma gentille Isa, et enfin ma copine Anso qui a l'extrême amabilité de me faire accroire que quand je ne poste pas je lui manque... j'ai été moulti-taguée!

Salade sucrée salée Mare Nostrum

250 g de pâtes complètes (penne)
3 figues fraîches
2 aubergines
20 tomates cerises
1 bon morceau de figatelli (15-20 cm)
1 boule de mozzarella di buffala
3 cébettes
une poignée de feuilles de basilic


la vinaigrette ! la vinaigrette !

1 jus de citron
1 càs de confiture de tomate verte
vinaigre balsamique, huile d'olive, sel

Salade_mare_nostrum

1- Couper les aubergines en rondelles, les déposer sur une plaque, ajouter une lichette d'huile d'olive et faire griller au four.

2- Cuire les pâtes al dente et les rafraîchir rapidement sous l'eau froide.

3- Dans un saladier, mettre : les pâtes, les aubergines, les tomates coupées en deux, les cébettes en petits morceaux, de fines tranches de figatelli, des quartiers (ou plutôt des sixièmes) de figues, les feuilles de basilic ciselées.

4- Mélanger les ingrédients dans un ordre intelligent pour réaliser la vinaigrette : théoriquement, il convient de mettre 3 fois plus d'huile que d'éléments acides.

5- Juste avant de servir, rompre à la main la mozzarella et disposer les morceaux sur le dessus ; arroser de vinaigrette.

*************

Et pendant ce temps-là, à Vera Cruz...

*************

J'ai reçu plusieurs tags différents : des trucs par 4 et des trucs par 7. Alors j'ai décidé de faire 11 révélations sur moi-même, j'espère que le deal vous conviendra. Sinon, c'était 28, mais il se trouve que j'ai une vie.

Révélation haletante n°1 :
    Quand j'étais petite, je me suis enfoncé des groseilles dans les narines pour faire croire à ma mère que je saignais du nez. Quand je l'ai finalement trouvée, j'avais déjà commencé à suffoquer.

Révélation étonnante n°2 :
    Je suis légèrement émétophobe ; si un de mes enfants gerbe en voiture, je le vendrai à une mine de sel.

Révélation trépidante n°3 :
    A mon âge avancé, je n'ai jamais vécu avec un garçon. Ça va se produire dans deux semaines. J'ai peur. J'ai déjà pété accidentellement DEUX FOIS... que va-t-il arriver à présent?

Révélation ahurissante n°4 :
    En CM2, j'ai gagné le deuxième prix d'un concours régional de poésie. Je suis convaincue que c'est une rime malheureuse en -ite qui m'a coûté la victoire.

Révélation hallucinante n°5 :
    Après mon passage à Questions pour Un Champion, j'ai reçu, transmise par France3, une lettre du dernier homme sur terre à écrire à la machine, si si. Il m'a fabriqué des mots croisés d'amour, si si. Je suis contente qu'il n'ait pas mon adresse, oui oui.

Révélation transcendentale n°6 :
    J'ai appris le sanskrit à la fac. Ouais, c'est trop la classe. Ouais, je suis une intellectuelle. Ouais, j'ai tout oublié depuis.

Révélation mystique n°7 :
    Mes films fétiches sont : Blade runner (je voue un culte à Blade runner), The Big Lebowski (je vois qu'on est nombreux!), American Beauty, Donnie Darko ... les trois premiers Starwars ... pff ... je pourrais ne jamais m'arrêter. J'oubliais Princess Bride et Willow.

Révélation inouïe n°8 :
   Je tuerais ma mère pour une bonne vanne. Dieu merci, je n'ai jamais eu à aller jusque là, parce que les vannes me viennent facilement. Mais j'ai déjà fait de la peine à des gens que j'aime juste pour exploiter jusqu'au bout mon potentiel comique. Et je suis atteinte moi aussi d'une forme chronique du "dans ton cul".

Révélation touchante n°9 :
    Du coup, il y a des jours où je me fatigue moi-même, au sens propre : c'est dur de sortir de son personnage parfois, n'est-ce-pas?

Révélation énervante n°10 :
    Je ne supporte pas de marcher pieds nus sur une surface granuleuse, ni de manger une poire encore trop verte : sinon, ça me gratte à l'intérieur des paumes.

Révélation éprouvante n°11 :
    Je suis une quiche en géographie, à un degré risible. J'ai récemment prétendu que la Nièvre traversait Bayonne. Et aussi que le Grand Prix d'Amérique se courait en Amérique, ce qui est très, très con.

Posté par chechia à 17:23 - - Commentaires [15] - Permalien [#]

lundi 4 juin 2007

Du ciné dans la cité, et des bouchées citron - cerise

    Dans le collège où je travaille, l'année n'a pas été de tout repos, entre cambriolages et incendie criminel, voitures aspergées d'essence et propositions d'enculage. Alors, avec mon regard bleu et ma grande foi dans l'humanité, j'ai saisi au vol une occasion de resserrer les liens : une séance de ciné en plein air, dans la cour du bahut, organisée par le centre social et les partenaires éducatifs de la cité. Pour l'entrée, on avait le choix : 1 euro par tête ou une assiette de douceurs. Oh oui, de la douceur... Au final, je ne crois pas que les liens aient tellement été resserrés, mais j'ai bu du bon thé à la menthe et compris pourquoi l'option latin avait du succès (je croyais sincèrement que c'était à cause de mon regard bleu et de mes talents didactiques) :

YOUSSEF : Ayéééééé, madame, je me suis inscrit au latin ! Alors, du coup, c'est SÛR que je passe en 5ème, hein?

J'en ris encore.

Bouchées ricottesques parfum citron-cerise (8 pièces)

100 g de ricotta
2 oeufs
1 citron non traité
30 g de sucre semoule
1 càs de miel
30 g de farine bise
4 cerises

Bouch_es_ricotta_citron_cerise

1- Battre les oeufs avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse ; incorporer la ricotta et le miel ; ajouter le jus du citron, ainsi que le zeste râpé, puis la farine tamisée.

2- Verser dans des empreintes à muffin garnies de caissettes en papier, enfoncer une demi-cerise au centre.

3- Enfourner à 170° pendant une quinzaine de minutes.

4- Déguster une fois refroidi : ça aide à conserver sa foi en l'humanité.

Posté par chechia à 11:03 - - Commentaires [27] - Permalien [#]

samedi 26 mai 2007

Muffins au poivron, Pentecôte et glossolalie

    Avis aux mécréants qui me lisent : ça va théologier un max, ici. En effet, vous me permettrez de vous rappeler que le jour pseudo-férié-de-solidarité-vous-reprendrez-bien-un-peu-de-poppers-ça-fait-moins-mal, c'était quand même autrefois la fête de la Pentecôte, au cours de laquelle les apôtres Jean, Marc, et même ce con de saint Thomas, en plus d'une colombe sur la tête, ont reçu le don de glossolalie, qui non seulement est un des plus jolis mots que je connaisse, mais qui de surcroît m'apparaît comme une compétence bigrement prometteuse en ces temps de mondialisation. Vous imaginez l'avantage sur le marché du travail? "Bonjour, je m'appelle Simon, mais vous pouvez m'appeler Pierre ; comme je l'ai écrit en araméen sur mon CV, je parle couramment toutes les langues! " Ah ah ! Qui c'est le DRH qui va passer à côté de la perle, hein, qui c'est?

Et pour clore la Journée Mondiale de la Catéchèse, des muffins au sweet pepper, Paprikaschote, pimienta, peperone, capsicum annuum...

Muffins au poivron (4 pièces)

100 g de farine bise
1 oeuf
100 g de fromage blanc à 0%
2 cl d'huile d'olive
2 càc de levure
1/2 poivron orange
1/2 oignon rouge
ciboulette ou romarin
sel, piment d'espelette

Muffin_au_poivron

1- Mélanger dans une jatte la farine, une pincée de sel, la levure, l'oeuf battu, le fromage blanc, 1 ou 2 càc de piment d'espelette.

2- Ajouter des lamelles de poivron (préalablement épluché à l'économe ou à l'aide de la technique du sac plastique, un pas de géant pour l'humanité) et des morceaux d'oignon. Vous pouvez parfumer votre pâte avec de la ciboulette ou du romarin, ou pas, au choix.

3- Verser dans des empreintes à muffins et cuire à 190° pendant 30 minutes.

Posté par chechia à 09:35 - - Commentaires [19] - Permalien [#]



Fin »