samedi 31 mars 2007
A tribute to la marmite : rillettes de poisson au citron confit
Parmi la foultitude de concours, jeux et autres compétitions de recettes qui abondent sur la blogosphère culinaire, l'appel de Cathy à collecter des idées de rillettes pour l'apéro ne pouvait pas manquer de me séduire : pensez donc, il n'y aura pas de gagnant... c'est-à-dire que je ne risque pas de perdre (ce qui me fait toujours un petit peu mal au cul).
Rillettes de poisson au citron confit
350 g de poisson blanc (j'ai utilisé de la sole)
2 c à s de fromage blanc
3 tranches de citron confit
1 citron
sel, poivre, huile d'olive, basilic
1- Cuire le poisson sans matière grasse ; émietter à la fourchette ; incorporer le fromage blanc, les tranches de citron confit finement émincées, quelques feuilles de basilic ciselées ; ajouter 2 càc d'huile et le jus d'un citron ; saler, poivrer.
2- Réserver au frais plusieurs heures.
samedi 24 mars 2007
Crème d'amandes et autres troubles obsessionnels
Cette semaine, j'ai dû quitter ma campagne pour la grande ville, pour des raisons que j'ai juré sur l'honneur de ne pas exposer, et qui vaudront sous peu au flanflan (TM) une renommée internationale. Non, non, vous ne rêvez pas, vous me prenez bien en flagrant délit de frime... Je vous en dirai plus dès que possible!
Toujours est-il qu'en tant qu'ex-citadine frustrée, j'étais bien contente de profiter un peu de l'animation de la capitale. En revanche, j'ai une sainte horreur du métro : même s'il apparaît que la rumeur selon laquelle les poignées des portillons d'accès aux souterrains seraient imprégnés d'une douzaine d'urines différentes n'est finalement qu'une légende urbaine, je ne peux m'empêcher de penser avec effroi aux milliers de mains qui ont manipulé avant moi portes, barres et strapontins. Un vrai concentré de jus de doigts. Génial. Heureusement que j'ai pas fait le Vietnam.
Dans la série de mes névroses hygiénistes, les dates de péremption viennent juste après le métro. Chez moi, vous ne consommerez jamais d'oeufs qui aient ne serait-ce qu'approché la date limite, vous ne trouverez jamais au frigo de lait périmé ou de crème tournée, vous ne mettrez la main sur rien qui ait dépassé le seuil au-delà duquel je considère que le pire fléau de l'humanité, l'intoxication alimentaire, me menace. Allez, d'accord, il m'arrive de boulotter des yaourts passés depuis 3 ou 4 jours, vous voyez bien que je suis névrosée, pas psychopathe. SAUF QUE, à Noël, j'avais acheté un pot de crème d'amandes que j'avais ouvert pour faire des muffins et aussitôt replacé au frais. Je passais devant de temps à autre, sans trop savoir s'il fallait que je l'excommunie en direction de la poubelle ou si je pouvais attendre l'inspiration. Alors, j'ai décidé de contacter la spécialiste mondiale de la crème d'amandes. Elle m'a dit que je pouvais garder mon pot plusieurs mois au frigo. J'ai beau être névrosée, moi quand clea dit, je fais.
Palets à l'amande (20 pièces) 
100 g de crème d'amandes
100 g de sucre
2 oeufs
80 g de farine
1 càs de Maïzena
1- Mélanger la crème et le sucre ; incorporer les oeufs légèrement battus ; verser petit à petit la farine et la Maïzena. Mélanger intimement le tout.
2- Avec une poche à douille, déposer sur la plaque du four de petits cercles de pâte, bien espacés.
3- Cuire 5 minutes à 200°, puis baisser la température à 180° (ouvrir un peu la porte pour accélérer le processus) pendant 7 à 8 minutes.
dimanche 18 mars 2007
Risotto que ça serait péché de pas le manger sur le balcon...
... la terrasse, le patio, le jardin, ou bien l'encadrement de la fenêtre si vraiment y a pas moyen. Et oui, c'est valable même pour les lecteurs du Groenland. M'est avis qu'ils auront des difficultés à se procurer des artichauts poivrades, ceux-là. Z'ont qu'à les remplacer par du flétan. Et les asperges, me direz-vous ? Et la graisse de phoque, alors, c'est pas fait pour les chiens (de traîneau). D'accord, ce ne sera plus tout à fait la même recette, mais l'essentiel demeure de la manger dehors.
Risotto à manger dehors (pour 4 personnes)
300 g de riz Arborio
8 pointes d'asperges vertes
4 très petits artichauts poivrades
1 oignon
une poignée de fèves fraîches
20 g de cèpes séchés
1,2 l de bouillon de volaille (2 cubes)
12 cl de vin blanc
8 tranches de pancetta
50 g de parmesan
50 g de beurre
huile d'olive, poivre
1- Rincer les légumes ; couper les artichauts en quatre, les cèpes en petits morceaux ; écosser les fèves.
2- Faire revenir l'oignon émincé dans un peu d'huile d'olive jusqu'à ce qu'il soit translucide. Ajouter le riz et faire revenir quelques minutes.
3 - Verser le vin et remuer jusqu'à absorption ; ajouter les cèpes.
4- Verser le bouillon louche après louche, en remuant chaque fois jusqu'à absorption complète. Après cinq minutes, ajouter les artichauts et les fèves.
5- La cuisson est terminée quand le riz est moelleux mais pas exagérément fondant : il doit encore se "tenir". Compter 25 minutes. Incorporer alors le beurre et le parmesan. Bien mélanger.
6- Apporter le plat dehors et servir avec les asperges rapidement revenues dans un peu d'huile d'olive et des bandelettes de pancetta saisies à la poêle.
mardi 13 mars 2007
Flanflan et myrtilles
Démodés, les cheesecakes, les verrines et terrines, les flans, les soufflés : place au flanflan (TM) ! Délicieux hybride des spécialités ci-dessus-évoquées, le flanflan (TM)est en passe de devenir le truc le plus hype du moment. Disons que, dans mes rêves les plus fous, le flanflan (TM) fait le tour du monde, on m'achète à prix d'or le droit d'utiliser le brevet, je deviens moulti-millionnaire, puis conséquemment maîtresse du monde, mmmououhahahaha...
OU ALORS je me contente de diffuser la recette, comme ça, à blanc, gratis pro deo, total évergétisme.
J'hésite.
C'est que j'ai une telle affection pour vous, n'est-ce pas, que je m'en voudrais de ne pas vous associer au succès à venir du flanflan (TM). D'autre part, le caractère assez peu photogénique du flanflan (TM) m'incite à revoir mes ambitions mégalomaniaques à la baisse : je crains qu'une illustration pareille ne vous convainque pas tout à fait de la nécessité de m'élire leader massima. Une autre fois, peut-être... en attendant, reprenez donc un peu de flanflan (TM).
Flanflans et rapido-coulis de myrtilles (2 flanflans)
3 Carré frais (TM)*
2 cuillères à soupe de crème fraîche épaisse
1 oeuf
sucre
sel
100 g de myrtilles
1/2 citron
1 - Mélanger les fromages, la crème, le jaune d'oeuf et un peu de sucre.
2- Battre les blancs, relevés d'une pointe de sel, en neige ferme ; incorporer délicatement à l'appareil.
3- Verser dans deux ramequins et enfourner à 200° pendant 20 minutes.
4- Se retenir d'ouvrir sans arrêt la porte du four et écraser les myrtilles à la fourchette avec le jus du demi-citron ; passer le jus au chinois, le sucrer au besoin.
5- Servir les flanflans à la sortie du four, accompagnés du rapido-coulis.
*(allez, une dernière fois, et après c'est promis j'arrête, je vois bien que j'ai tué le gag)
vendredi 9 mars 2007
Moulti-tâches VS Cake chocolat - orange : I win
La semaine dernière, une de mes copines s'est organisé son propre anniversaire surprise, à la dernière minute : trop tard pour lui trouver un vrai cadeau, mais pas poli d'arriver les mains vides. J'ai fait le tour de mes placards, inpecté mon frigo et j'ai songé à réunir ma cueillette dans un cake chocolat - orange d'anniversaire. Seulement voilà : je me suis tellement pressée (parce qu'en même temps je devais me laver les cheveux, m'épiler la moustache et autres joyeusetés imputables à ma beauté franchement méditerranéenne) que je suis arrivée avec un cake 3/4 cuit au glaçage fondu faute d'avoir laissé suffisamment refroidir la bête. A la dégustation, rien d'atroce mais je pressentais un large potentiel inexploité (remember mes bulletins scolaires). Bref, ce con de cake me narguait et ça n'allait pas se passer comme ça, nomdidjou.
Comme je suis invitée ce soir avec mission d'apporter un "truc à manger", j'ai remis ça en augmentant les proportions des ingrédients solides et en prolongeant un peu le temps de cuisson. J'ai goûté une part et je dois dire que le cake-contest est remporté haut la main : je lui ai mis sa race.
Cake chocolat - orange
220 g de farine bise
120 g de sucre
100 g de beurre
3 oeufs
3/4 d'un paquet de levure
80 g de chocolat noir
2 oranges non traitées
130 g de sucre glace
1 - Prélever les zestes râpés des deux oranges (environ 30 g). Presser une des oranges.
2- Mélanger dans un saladier la farine, le sucre et les zestes. Incorporer le jus d'orange, le beurre fondu et les oeufs.
3- Verser la moitié de l'appareil dans un moule à cake ; disposer les carrés de chocolat en ligne, en évitant les bords ; recouvrir du reste de l'appareil.
4- Cuire 50 à 60 minutes dans un four à 175°.
5- Après démoulage et refroidissement complet, préparer le glaçage en mélangeant le sucre glace et 4 cuillères à soupe de jus pris sur la deuxième orange.
6- Réserver au frais.
mercredi 7 mars 2007
Mes copines c'est trop de la balle (volume 1)
Pour mon anniversaire (voir il y a déjà trop longtemps), mes copines (et les princes consorts, que je remercie aussi chaleureusement) m'ont offert des tas de cadeaux gourmands et moultitâches et, parmi ces derniers, une carte d'abonnement pour les ateliers créatifs de Cultura... oui, j'ai des copines sympas.
Elles n'ont qu'un défaut : elles n'ont pas du tout l'accent italien. Alors que l'animatrice de l'atelier créatif auquel je me suis rendue ce matin, si ; j'ai adoré m'initier à la technique du Décopatch sur fond de "Si tou prrréfères coller à la serviet-teuh, tou dois fairrre attention avec la col-leuh, perché si no, la serviet-teuh elle se désssssssirrre." Du coup, j'ai appris à appliquer la sous-couche, à enduire le support ET le dessus du papier, à étaler la colle en partant du centre pour chasser l'air et éviter les plis... molto bene! Je vous présente donc le premier sous-verre d'une future série, vu qu'il est un peu dommage de n'avoir qu'un sous-verre quand on a autant de chouettes copines à qui payer des bocks.
samedi 3 mars 2007
Mon sac à main tut-tut première fois que c'est moi qui l'ai cousu
Ma mère est folle : quand j'étais toute petite, je traversais périodiquement des phases de "je veux apprendre à coudre", "je veux apprendre à jouer de la guitare" ou "je veux apprendre à faire des origami", dont je ne manquais pas d'informer môman, surtout quand il était concevable qu'elle m'apporte son soutien (ainsi, ma mère n'est pas Manitas de Plata). Mais la cruelle vérité, qui ne manquait pas de sauter aux yeux de ma digne génitrice une fois qu'elle avait sorti la machine à coudre, acheté du tissu, débarrassé la table du salon, branché la machine, réglé la tension des fils, cassé deux aiguilles et définitivement résolu de me vendre à une mine de sel, c'est que je n'avais aucune intention d'APPRENDRE à coudre. Non, moi, ce que je voulais, c'était SAVOIR coudre.
Pourtant, quand je lui ai proposé hier de venir m'aider à déchiffrer le mode d'emploi traduit du bulgare ancien de ma toute nouvelle machine à coudre, elle n'a pas frémi. Ni même toussoté. Elle n'a émis aucun signe donnant à penser que dix-huit ans d'après-midi foireux lui revenaient soudainement en mémoire. Elle est venue.
Et on l'a fait! Mon tut-tut premier sac que je l'ai fait moi avec ma machine et ma môman. Il est pas très bien toufu, il faut pas le regarder de trop près et à vrai dire il est même pas encore tout à fait fini , mais ce sac est un miracle pédagogique.






