Moulti-tâches

Un blog pour les gens qui ont trois milliards d'idées par nanoseconde et qui espèrent en concrétiser une ou deux par mois.

lundi 29 janvier 2007

Je compatis

    A en croire les statistiques de canalblog, quelqu'un est récemment arrivé sur cette page en tapant "micropénis humilié".

    Je suis navrée de ce qui vous arrive monsieur.

    Sincèrement.

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samedi 27 janvier 2007

Sautoir "tellement fille" : du noir, du rose, de la dentelle

    Cela faisait un moment que je laissais mûrir au fond de mon cerveau l'idée de ce collier chic et un peu rétro, monté sur de la dentelle noire selon une technique ultra-simple pour un effet original : coudre les perles avec du fil câblé directement dans le ruban de dentelle. Les points importants : 1) vérifier que les boutons sont placés dans le bon sens 2) arrêter le collier avec deux perles à écraser, dans lesquelles on fait passer les extrémités du sautoir.

Mosaique_collier

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vendredi 26 janvier 2007

Mes gâteaux d'anniversaire : moelleux pomme-pécan et cake citron

    Hier, c'était mon anniversaire. J'ai jamais trouvé ça très fun, d'être née le 25 janvier. D'abord, quand mes petits camarades d'école comparaient (après le nombre de fois où ils avaient été opérés, le temps qu'ils pouvaient passer en apnée et leur technique de pilotage des hélicoptères) les noms des saints associés à leurs anniversaires, la mention de la "Conv. de Saint Paul" laissait tout le monde perplexe. Je n'étais jamais élue "celle qui a le plus beau saint" ; heureusement, cela a bien changé depuis.
   D'autre part, je me souviens d'un paquet d'anniversaires célébrés au lit, parce que la fin du mois de janvier est quand même une super bonne période pour souffrir d'une grippe carabinée ou d'un rhume vomitoire.
    Enfin, le mois de janvier est aussi celui des partiels, et il me semble avoir fêté nombre des 25 janvier de ces dix dernières années le cul sur un strapontin d'amphi, devant une version latine.
    Mais hier, en vrai, j'étais contente : amis trop vieux pour se foutre de la "Conv de Saint Paul", moi-même trop vieille pour les partiels, 26 ans ça sonne bien, et nulle maladie digestive à l'horizon. Malheureusement, il a bien fallu aller travailler. En guise de consolation, j'ai préparé des gâteaux pour accompagner la journée.

Gâteau n°1 : le moelleux pomme - pécan pour la cantine entre collègues

Noix_pecan

Je me suis inspirée d'une recette trouvée ici et modifiée de la façon suivante :
- de la farine bise au lieu de la farine blanche
- des noix de pécan déposées après le caramel au fond du moule à manqué
- de fines lamelles de pomme déposées sur le dessus du moule après la pâte, ce qui permet de conserver celle-ci bien moelleuse
Mes collègues l'ont plébiscité ; j'ai pas eu le temps de prendre des photos (en vrai, vous avez déjà apporté un APN dans une cantine de collège ?)

Gâteau n°2 : le cake au citron de Sophie Dudemaine

Pour le dîner en amoureux qui a clos la Journée Mondiale de Moi-Même, je ne me suis pas trop foulée : j'ai acheté chez le traiteur l'accompagnement de nos cuisses de canard (mmmmh... j'ai quand même fait des pommes cuites aux oignons grelots) et j'ai reproduit exactement à l'identique la recette de cake au citron parue dans le Cuisine Actuelle de Janvier. Je ne publie donc pas la recette, mais je l'enverrai avec plaisir à qui la voudra.

Cake_citron

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dimanche 21 janvier 2007

Salade à l'ananas

Salade_ananas

Pour un week-end paresseux, une salade tonique et qui pique avec plein de bonnes choses dedans : de l'ananas, du chou chinois, une carotte émincée, des radis ronds tranchés, une cébette, et des noix de cajou. Pour l'assaisonnement, sauce soja avec une pointe de citron et de piment  ; je n'avais que de la poudre, mais il me semble que de la pâte de piments conviendrait mieux. Et pour le plaisir des yeux, servie direct dans l'ananas!

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samedi 20 janvier 2007

Kubilai Khan Investigations : la danse qui fait remuer du train

    La dernière fois que ma copine la Philistine m'avait traînée à un spectacle de danse contemporaine, cela s'était fini par la vision apocalyptique de Maguy Marin et son compagnon au micro-pénis évoluant sur scène dans une nudité cruelle, qui mettait un point d'orgue -de barbarie- à une manifestation pseudo-pédagogico-pamphlétaire qui semblait n'avoir d'autre but que de nous indisposer.

   C'est pourquoi hier, lorsque la même copine m'a conviée à un nouveau spectacle, j'ai commencé par lui répondre que j'avais piscine. Heureusement, elle a su trouver les mots pour me convaincre : "il y a de superbes danseurs mozambiquais ça ne dure qu'une heure". Mais quelle découverte! Imaginez une tour de Babel de la danse : des danseurs noirs, blancs, jaunes, venus avec les styles et les chants de leur pays ;  imaginez une musque (live!) métissée, sang-mêlé de percus, de violon, d'électro ; imaginez que les tableaux se succèdent, pieds frappés, corps roulés, contacts et combats.... OUAAAAH ! C'était tellement beau et tellement fort que les gens se trémoussaient sur leur siège! Loin de la cérébralité abusive qui me décourage dans la danse contemporaine, le spectacle Gyrations of barbarous tribes est construit sur le concept du "prends ça dans ta face" - c'est beau, c'est bon, et on n'a pas besoin d'une médiation intellectuelle pour s'y engager tout entier.

Kubilai_Khan

      Si vous avez l'occasion de les capter au hasard de leur tournée, surtout n'hésitez pas!

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jeudi 18 janvier 2007

Nigelle à pierre fendre

Sur le marché d'une charmante petite bourgade de Provence, célèbre pour ses onéreuses antiquités et autres attrape-bobos, il y a deux stands d'épices : l'un est une fabuleuse roulotte où s'étalent de petits sacs de jute dans lesquels, heureusement disposées, les épices offrent au chaland la bizarrerie de leurs formes et la chaleur de leurs parfums ; l'autre est un simple tréteau recouvert de paniers dans lesquels les sachets conditionnés maison, mais néanmoins plastiques, qui contiennent les épices, sont rangés.

   Evidemment, je me suis d'abord approvisionnée à la première échoppe. Oui, mais la taulière est du genre crétin et propre à vous gâcher un dimanche matin en vous prenant à témoin de la vie des gens qui passent ; c'est avec colère que je me rappelle le visage humilié et trahi du jeune et beau marchand voisin, qui avait quitté son étal pour lui faire ses amitiés et lui transmettre en murmurant quelques nouvelles d'une affaire intime qui lui tenait à coeur, quand cette indiscrète imbécile s'est écriée à notre intention : "ah ben, c'est bien, hein, c'est bien, il va chercher un enfant en Chine, hein, c'est pas beau, ça, hein, c'est bien..." Je l'aurais crucifiée sur place, mais j'avais oublié mes clous. J'ai payé mon massala (j'aurais dû le poser, ou, mieux, le lui mettre au curry, mais je suis d'un naturel trop urbain) et j'ai pris la résolution d'aller voir chez la marchande de sachets plastiques si les herbes étaient plus vertes.

   C'est finalement de chez la gentille et silencieuse madame aux sachets que vient la nigelle qui m'a inspiré la variété de pain style pita que je vous présente ici :

Pain pita à la nigelle (4 galettes)

100 g de farine blanchePain_pita_nigelle_2
150 g de farine bise
2 cuillères à soupe d'huile d'olive
1 verre d'eau
1 cuillère à soupe de sel fin + 2 cuillères à café de fleur de sel
1 sachet de levure
1 cuillère à café de sucre
1 cuillère à café de nigelle

1- Dans un saladier, mélanger les farines, le sel et la fleur de sel, le sucre, la levure et la nigelle.

2- Faire un puits et incorporer l'huile d'olive.

3- Ajouter de l'eau petit à petit, jusqu'à obtention d'une pâte homogène, souple et élastique, qui colle peu aux doigts.

4- Former une boule et laisser reposer 1 heure dans le saladier, sous un torchon (ou un morceau d'essuie-tout) humide.

5- Séparer la boule en 4 pâtons, les poser bien espacés sur la plaque du four et enfourner à très basse température (moins de 50°) pendant 30 minutes. Sortir la plaque et préchauffer le four à 240°.

6- Etaler les pâtons et enfourner à 240° pendant 5 à 10 minutes.

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mercredi 17 janvier 2007

Longtemps je me suis couchée après minuit...

  Tout ça parce que j'avais rendez-vous avec Carrie Bradshaw. Je vivais dans une grrrrrande ville animée, je sortais beaucoup, mes amies étaient belles et sophistiquées, j'étais - quoique également belle et sophistiquée - affligée par l'indigence intellectuelle et la non-conformité esthétique des mâles que je rencontrais. En clair, je me sentais foutrement concernée. Il faut m'excuser, j'avais 18 ans et demi. Je croyais que lire Biba était le summum de la sophistication. Depuis, je me suis abonnée au Chasseur Français pour cultiver mon côté border-line.

   Il y a quelques jours, chez le chouette primeur où je m'approvisionne, j'ai trouvé des barquettes de cranberries, traîtreusement traduites par "airelles", alors que ce sont des canneberges, une variété voisine certes mais bon, si on ne s'astreint pas à employer des mots précis on perd vite le sens du beau langage, c'est vrai quoi, olinculé. Et là, je me suis pensé : "Trop la classe! je vais pouvoir me faire le cocktail à Carrie!"

   A peine rentrée, je me suis jetée sur mon ordi et j'ai sommé Google de cracher la recette du Cosmopolitan, tandis que je frétillais d'aise à l'idée d'utiliser mes canneberges pour un truc aussi élégant. Et là, c'est le drame... depuis quand il y a de la vodka dans le Cosmopolitan? On ne peut pas dire que j'aime vraiment l'alcool - à part le vin - mais la plupart du temps j'arrive à me forcer un peu pour faire croire que je suis délurée et que moi aussi j'adore vomir après les fêtes dans le pyjama de gars que je ne connais pas, mais... la VODKA??? Non, là c'est non, pas poussib, dégueu, beurk, pas glop.

   En conséquence de quoi, j'ai remballé mes canneberges et attendu une occasion plus propice, laquelle n'a pas tardé à se présenter en la personne de la Rélie et le Tien, qui méritaient quand même bien un repas soigné vu qu'ils m'avaient rapporté une bouteille de fine huile de noix de leurs vacances dans le Périgord. Voici donc la phase terminale des canneberges, chant du cygne de ma défunte sophistication (trop dur de vivre à la campagne) : elles ont accompagné délicieusement un croustillant de pomme qui était bon, mais améliorable, car la croustille était franchement à la limite du supportable.

Coulis de canneberges et (exagérément) croustillants de pomme (pour 4 personnes)

Le coulis de canneberges
200 g de canneberges
100g de sucre
1 demi-citron


1- Mettre dans une casserole les canneberges ; mouiller d'eau à hauteur et porter à ébullition. Conserver à ébullition en mélangeant à la fourchette jusqu'à l'éclatement des baies.

2- Passer le contenu de la casserole au chinois pour éliminer la fine pellicule qui enveloppe les baies.

3- Remettre le jus de canneberges dans la casserole, ajouter le sucre et le jus du demi-citron. Cuire à feu moyen jusqu'à réduction à la consistance "coulis".

Croustillant
Je précise malgré tout pour les têtes brûlées parmi vous
qu'il y a
des gens qui sont rudement  bien inspirés par la vodka, 
Carrie Bradshaw et la sophistication en général.

Les croustillants
3 feuilles de filo
4 pommes
60 g de beurre (dont 20g fondu)
100g de sucre roux
15 cl de jus d'orange
sucre glace

1- Superposer 3 feuilles de filo en les badigeonnant successivement de 20g de beurre fondu. Découper des rectangles (2 par croustillant + 2 sur lesquels on prélèvera la feuille unique qui recouvre le croustillant). Enfourner à 190° pendant 5 à 10 minutes, jusqu'à coloration.

2- Dans une sauteuse chaude, préparer un caramel en versant le sucre et le jus d'orange : quand le mélange épaissit, retirer du feu et ajouter le beurre restant.

3- Verser les pommes pelées et coupées en petits morceaux ; cuire à feu moyen jusqu'à ce que les fruits soient fondants mais non réduits en compote.

4- Dresser en mettant dans l'assiette un rectangle de pâte, des pommes, un rectangle de pâte, des pommes et un dernier morceau de pâte que l'on saupoudrera de sucre glace.

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samedi 13 janvier 2007

Les fèves fraîches de l'archiduchesse ne sont pas sèches, archi-sèches

    S'il est de coutume, en cette saison de frimas, de consommer la fève sèche et de la croquer au hasard d'une bouchée de galette des rois, je remercie vivement monsieur Picard de nous proposer à toute époque de grands sachets de fèves fraîches, parce que - nom d'un roi mage ! - il n'y a de fève que fraîche. La salade que voili est impec pour les soirs d'apathie culinaire, et j'apprécie particulièrement son côté chaud-froid.

Salade de fèves prétendument fraîches et en vérité surgelées

Salade_f_ves

Il y a là des fèves (cuites à l'eau une quinzaine de minutes) et restées tièdes, de la coppa, un oignon rouge et de la ricotta ; le tout est assaisonné d'une vinaigrette huile d'olive et citron, et parsemé de ciboulette.

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mercredi 10 janvier 2007

Les chips de butternut : un prétexte écologiquement correct pour faire marcher le four

    Je crains qu'il n'y ait chez moi un sérieux problème d'isolation. Quand je suis assise à mon bureau et que le mistral souffle, je sens comme un petit vent coulis me chatouiller les chevilles ; l'autre jour, j'ai constaté avec stupeur que la condensation avait formé de petites flaques au bas des vitres ; les huisseries de la fenêtre de ma chambre ont à ce point travaillé que je ne parviens plus à les ouvrir ; il y a une stalactite au dessus du bac de douche. Bref, il fait globalement froid, notamment dans la cuisine, où j'ai eu la bonne idée de casser un carreau à grands coups de parasol. 

    Or, je souffre d'un délire de persécution écologique qui me conduit à tenir pour des avatars de satan mes convecteurs électriques. Comme c'est peu de dire que ma paranoïa est constamment entretenue par les actualités climatologiques, je chauffe peu, quitte à mettre trois pulls. Mais parfois, même en acceptant d'anéantir mon coefficient de glamour en m'équipant de douze Damart, je me gèle les miches.

    Dans ces cas-là, le four est un ami chaud et écologiquement acceptable. J'ai donc mis au point une recette qui me permet de le faire tourner sans culpabiliser pendant 3 heures d'affilée.

Chips de butternut (ou courge musquée)Chips_butternut

1 butternut
huile d'olive
sel
sucre roux

1- Couper la partie la plus fine de la butternut, peler et découper en tranches très fines.

2- Disposer les tranches sur une plaque, badigeonner avec un peu d'huile d'olive (faute de pinceau, j'utilise du papier absorbant). Saler abondamment et disperser une pincée de sucre roux.

3- Enfourner à 100° pendant environ 3 heures.

  P_tales_carotte
  Le résultat est surprenant : une texture craquante mais pas sèche, un petit goût spicy qui va bien avec des dips frais (fromage blanc-ciboulette, par exemple).
  En appliquant à titre expérimental le même traitement à des morceaux de carottes coupées en biseau, j'ai obtenu un genre de pétales à l'aspect torturé et très concentrés en goût ; je pense que c'est une idée à creuser pour agrémenter une soupe de saison.

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jeudi 4 janvier 2007

Les champis de Jamie

    Ce que j'aime pendant les vacances, c'est que je peux m'adonner à mes loisirs préférés : lire, jouer, fabriquer des objets hautement improbables autant que rigoureusement inutiles et surtout - surtout - regarder JAMIE OLIVER sur CuisineTV... Ben quoi? Pffff... on a les loisirs qu'on peut, hein.

   L'autre jour, j'ai intercepté en cours de route l'émission Oliver's Twist (ha! ha! what a funny game on words!) et j'ai seulement eu le temps de le voir garnir d'un truc qu'il a appelé "beurre pimenté" des champignons qu'il utilisait comme succédané de bacon dans un hamburger végétarien (oui, c'est bizarre, en même temps c'est Jamie Oliver ou peut-être qu'un truc m'a échappé). Bref, les champignons pimentés me tentaient bien, mais il a fallu que je conjecture une recette : le résultat est vraiment bon, pour une entrée rapide ou un apéro hot hot hot.

Champignons pimentés

12 petits champignons de Paris
30 g de beurre
piment d'Espelette en poudre
persil

Photo_0301- Rincer rapidement et équeuter les champignons.
2- Réduire le beurre en pommade et y incorporer la poudre de piment, selon votre goût, ainsi que quelques feuilles de persil hachées.
3- Farcir de beurre pimenté les têtes de champignons et les poser sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.
4- Enfourner à 200° pendant 20 minutes.

Posté par chechia à 19:43 - Crucs à manger - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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